
Homo Bravo, installation multimédia modulable ; mur / ensemble de pièces textiles sur lesquels des mots sont cousus ou brodés ( techniques diverses de couture ou de broderies de l'artistes). Les différents fragments sont épinglés au mur. Au sol, jupe réalisée et brodée par l'artiste, et déployée au sol comme une dépouille, 2004 -2009. L'installation mural fait environ 10 m², jupe ø1,60 m. Mots ou expressions du mur en français, anglais, espagnol, arabe, hébreu. Une vidéo en boucle : De pies a cabeza, 5 mn, couleur, zapateados (frappes des pieds très rapides) des danseuses Marisol Baron Garcia et Mari Paz Lucena, Madrid. Montage esprimedia 2007 Saint-Etienne - Madrid
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Extrait du texte d'Élisabeth Chambon, Une langue écarlate L’exposition, proposée au musée Géo-Charles en février 2008 a la vertu essentielle de répéter inlassablement le même langage direct qui se pose à l’interface du corps vivant et de la vue. Un corps qui s’obstine à vivre un face à face avec le mot comme un travail continu, le mot désireux de prendre corps. Il va se révéler équivalent à la vie, à sa vie. Les mots sont les jalons d’une interrogation sans trêve. Des mots pour qu’on s’en serve, qu’on les détache, pour les porter à la bouche. Des mots qui manquent, qui s’offrent, se dérobent, tout turbulents en syllabes délicates. Dominique Torrente ne mâche pas ses mots, elle fait en sorte qu’ils trouvent leur emploi ; Des mots qui désirent d’autres mots, parfois âpres, nobles, insondables et fastes. Avec « Homo bravo » réalisé en 2007 elle nous arrime à sa tribu andalouse car elle a un sens de la fête, d’un élan revigorant de la fête, d’un langage dont le propre est d’opérer bouche cousue : fête de satin, de soie, d’or et de fil rouge qui disent malgré toute la blessure, la fragilité, la fêlure de tous. Une démarche qui revient sur l’énigme et le secret, qu’elle protège pour mieux le montrer. Elle renferme en elle-même : ascèse, consolation intime, flux, in-tranquillité. Ici est le corps, ici il faut danser. Le rouge omniprésente couleur, encre, tissu, ruissellent comme pour nous préparer à un festin, à toutes formes que peut revêtir le sacré. « Homo Bravo » crée une sorte de « température » des couleurs, une élégante arrogance, un climat des couleurs hautement charnel. Sa jupe ondulante déposée au sol comme un objet de culte ou une parure de la mort s’interpose entre le son et l’immobilité, la danse et le mutisme. Sa langue rougeoie à couteau tranchant. La solennité y tient un rôle important. Musique, danse, écriture, corps sont liés à la circulation du sang, comme une transaction secrète. Il y a comme un rapport indécomposable entre mot et silence, entre geste et espace d’une parole aussi innocente qu’offensive. Un mur brodé qui agit comme une perception physique et visuelle, une entrée en danse des mots. Une langue écarlate, Extrait du catalogue de l'exposition personnelle de Dominique Torrente, à fleur de peau, Musée Géo-Charles, Échirolles, 2008 |
Présentation au musée Géo-Charles, Echirolles, exposition personnelle, "A fleur de peau", 2008 - Conservateur, commissaire Elisabeth Chambon.
Installation au Musée des Manufactures de la Dentelle, ville de Retournac. 2009
CNAP : "De la vulnérabilité des mots" 2013
Catalogue édité : Homo Bravo, Editions Jean-Pierre Huguet, 2010
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Installation Homo Bravo, musée international de la dentelle, Retournac, 2009
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Extrait de la vidéographie " de pies a cabeza" danseuses : Marisol Barron Y Mari Paz Lucena.
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Détails, Installation au musée Géo-Charles, Echirolles.
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